Mon GR10, par fK

Le déclic

La grille peinte GR10

L’endroit où tout s’est joué…

C’était le vendredi 15 mai 2015.
Et cela s’est passé lors d’une balade avec les copains entre Oô et les granges d’Astau.
En franchissant la grille peinte aux couleurs du GR10, cette idée qui me trotte dans la tête depuis toujours est revenue…

Le GR® 10…

Un petit morceau de chemin de près de 900 kilomètres qui unit un océan et une mer et qui traverse de part en part les Pyrénées. Un chemin fascinant, mythique, que je me suis toujours dit qu’un jour il faudrait que je parcoure.

Au retour du week-end, le lundi matin, mon père, sans aucune concertation, m’envoyait un diaporama photos sur la traversée par le GR10.

C’en était trop, cette fois, c’était décidé. Puisqu’avec une violence inouïe on m’avait forcé à avoir du temps libre, autant en profiter.

J’ai donc commencé à me renseigner sérieusement sur la question.

Il faut compter 45 à 60 jours pour une traversée à un rythme moyen (le fameux randonneur qui monte 300 m de dénivelé par heure). Raison pour laquelle la plupart des gens étalent le périple sur plusieurs années. Mais j’avais en tête d’aller un peu plus vite, sachant que mon rythme en randonnée, notamment en montée, est plutôt « moyen plus ».

C’est sur le site incontournable et indispensable http://www.gr10.fr/ que la réponse est venue, sous la forme des cartes de relief façon trail, et surtout avec le témoignage de Stéphanie qui a fait le parcours en seulement 28 jours. Il était donc possible de traverser en un mois, ce qui me paraissait plus compatible avec mes envies et avec mon calendrier ponctué de compétitions sportives en tous genres.

Au final, le résultat de la préparation était de partir dans un premier temps sur la moitié Est du parcours, d’Hendaye à Luchon, en 14 étapes. Et pour être sûr d’avancer à mon rythme, j’ai fait le choix de dormir tous les soirs en gîte, refuge ou hôtel, pour ne pas emporter de matériel de bivouac et avoir le sac le plus léger possible.

Il n’était pas question de trail, je partais bien en randonnée, avec des étapes prévues entre 4h45 et 10h30 de marche.

La préparation s’est finalement révélée plus simple que prévue : entre le site dédié, le blog de Stéphanie, ses conseils en direct, et les topoguides de la Fédération Française de Randonnée, les étapes coulent de source, les hébergements sont déjà repérés, et il n’y avait plus qu’à réserver ou presque !

Jeudi 30 juillet, à l’aube, mon sac de 3,6 Kg (hors eau, hors nourriture et hors appareil-photo réflex de 1 400 g à lui tout seul car il était autour de mon cou) sur le dos, mon roadbook et toutes les cartes chargées sur le téléphone, je montais sur un VélôToulouse en direction de la gare, parti pour le début de cette belle aventure.

Le contenu de mon sac

Le contenu de mon sac : l’indispensable, et pas un gramme de plus

Ces pages sont la version rédigée après mon retour de mes notes prises chaque soir à l’étape.

Ce n’est pas vraiment un journal de voyage, certainement pas un guide de randonnée, pas plus un récit exhaustif de tout ce qui a pu se passer sur ces 450 kilomètres de parcours. C’est un peu tout cela à la fois, et c’est surtout une tentative pour faire partager ce qu’il est sans doute impossible de vraiment bien décrire avec des mots, et une façon pour moi de fixer mes souvenirs.

Un panneau du GR

En route pour la première étape !

En espérant que vous aurez plaisir à lire ces quelques pages, autant que moi à les écrire, et que leur lecture vous fera un peu voyager…