Mon GR10, par fK

Étape 11 : Cauterets / Barèges

L’étape en chiffres

36,2 km (pour 28,7 annoncés, bonjour l’arnaque !)

2 124 m de dénivelé (pour 2 040 annoncés)

Étape « moyenne » (49,1 équivalent-kilomètres prévus)

Départ 08h24, arrivée 17h19

7h42 de marche effective et 1h13 de pause (temps « topo-guide » 12h55, temps prévu 8h11)

Tracé GPS 11

Le journal de l’étape

A ma grande surprise, je suis le dernier réveillé de la chambrée, alors que je vise l’ouverture du petit déjeuner. Les autres ont peut-être moins l’habitude de refaire le sac (et il est plus gros) ou c’est tout simplement l’excitation de leur premier jour. Quoi qu’il en soit, à l’ouverture des volets, la météo a complètement changé, comme prévu, et la journée s’annonce radieuse. Quand je dis, que c’était juste un complot…
Le petit déjeuner est un peu animé, ce qui change aussi. Et je reprends de tout !

Avant de partir, je paie en donnant mes tout derniers chèques vacances. J’ai alors une pensée pour Carine, Valérie, Hélène, Philippe, Romain-Pierre et tous les autres membres du CE. Dernier coup de pouce, que j’aurais utilisé pour me mouvoir dans la chaîne pyrénéenne, c’est aussi bien que dans tous les restos toulousains.

Au final, je suis prêt juste avant 8h30, et je pars presque le dernier.
Comme je l’ai expliqué la veille au soir à la fille du couple qui démarrait leur aventure (et à qui son copain n’avait pas trop détaillé le programme et notamment donné aucun chiffre de dénivelé), jusqu’aux thermes, ça descend. C’est-à-dire au bout de la rue. Et après, ça monte. Et bien ! Je reprends le couple de nordiste très vite, et poursuis la montée en sous-bois, puis sur le plateau, dans l’herbe.
Je suis surpris par un cueilleur de champignon qui surgit en silence de derrière un arbre, à deux mètres devant moi. Nous nous saluons en silence, et je poursuis la montée en lacet dans laquelle je rattrape un autre jeune randonneur solitaire (mais avec un sac trois fois plus gros que le mien, il doit bivouaquer !).
La clairière dans la montée vers le col de RiouDes VTTistes au col de RiouJ’atteins le col en moins de deux heures, et j’y fais donc ma pause habituelle. D’un côté il y a la vue, de l’autre les nuages sont encore là, pour quelques minutes. Des VTTistes débarquent du sommet, puis un groupe de jeunes (une colo ?) arrive en montant, et donc je plie les gaules. La montagne, c’est plus agréable en silence…
Le randonneur que j’avais doublé m’avait repris pendant ma pause et s’est arrêté en contrebas. Au moment où je le dépasse, il me signale une balise en croix sur la piste que je m’apprêtais à suivre et me dit, avec raison, que le GR doit partir dans la pente des pistes de skis. Je corrige donc ma trajectoire et descend sur le tout petit sentier dans l’herbe.

Un parapente à Luz ArdidenC’est une journée sur le thème du sport : après les VTTs, voici la station de Luz Ardiden, et il y a moult vélos de route dans les deux sens, et des parapentes au-dessus de ma tête. J’envoie une petite photo des panneaux indiquant la pente à Thierry, c’est mon clin d’œil cycliste du jour.

La descente est agréable et la vue sur Luz jolie. Et en bas, les villages de Grust puis de Sazos sont également des beaux villages de montagne, comme il y en a eu beaucoup depuis le départ. Seule ombre au tableau, aucun restaurant et aucune auberge à l’horizon (le seul gîte qui fasse auberge ne sert que le soir), contrecarrant mes plans pour le déjeuner. Il faudra attendre.
Luz-Saint-SauveurSazosIl faudra même attendre un bout de temps. Le guide mentionne un raccourci pour Luz, mais je reste fidèle au GR, et je continue la liaison le long de la courbe de niveau, dans les bois, vers Saint-Sauveur puis le pont Napoléon. Longue, très longue jonction… Je ne suis au pont que peu avant 14h, et je m’arrête à une sorte de baraque à frites pour un bon repas équilibré : coca, assiette de chorizo grillé, œufs au plat et frites, à l’ombre bienvenue des parasols !
Pendant ce temps, sur le pont, c’est l’effervescence : la foule regarde les sauteurs à l’élastique qui agrémentent toutes les cinq minutes de grands « Ahhhhhhhh » mon repas.

Grust

Grust d’abord…

Sazos

…Sazos ensuite !

Je repars, passe la chapelle de Solférino, et j’arrive au pont de l’égalité (il dessert le cimetière, d’où son nom). C’est l’embranchement entre les deux variantes pour monter de Luz à Barèges, et il a un petit groupe de personnes et des barrières. Je m’engage le long de la rivière, et je comprends quelques minutes plus tard, en voyant deux trailers descendre face à moi avec leurs dossards : c’est une course. Décidément, journée sports !
En lisant la carte, j’avais choisi ce côté du GR car l’autre passait dans les villages, et que je préférai la forêt. J’avais cru voir sur la carte qu’il montait paresseusement en longeant la courbe de niveau.
Il n’en est rien.
Ça monte, et ça monte sévère ! Fort heureusement, à couvert dans la forêt (il fait encore très chaud). Ceci étant, merci le gras et le sucre, je monte vite, et laisse régulièrement passer les coureurs qui descendent, encore plus vite.
Et enfin, c’est ma courbe de niveau agréable dans un sous-bois. Mais c’est assez long jusqu’au gué du Bolou.
Dans le faux-plat après le gué, je croise une femme d’un certain âge qui me félicite pour mon bon rythme. Hé oui, le cheval sent l’écurie à moins d’une heure !

Le GR10F arrive pile poil sur le gîte à Barèges, m’évitant de chercher.
Une fois installé, je retourne en ville faire trois courses, et prendre ma petite bière.
Le repas est bon, et très animé, car deux groupes de 16 et 14 personnes ont pris place à table, et nous ne sommes que trois, un couple et moi, à être en individuel. Nous nous régalons d’une soupe de légumes d’un axoa de veau avec du riz aux herbes, de fromage (c’était justement une discussion la veille au soir sur le fait que peu d’hébergements en servaient dans les demi-pensions !) et d’un éclair au chocolat. Miam !

L’hébergement : Gîte l’Oasis3 étoiles

L’Oasis fait de la pub dans l’escalier du Beau Soleil, à Cauterets (voir plus haut). Et si les deux se connaissent donc sans doute, ils sont aussi similaires dans la qualité de l’accueil.

Le décor est planté dès l’entrée, où chacun est invité à troquer ses chaussures contre des babouches, à disposition par dizaines. Les chambres sont simples, mais bien agencées, mais surtout tout le rez-de-chaussée est occupé par un salon de lecture et une pièce avec des coussins autour de la cheminée (qui n’était pas allumée évidemment en plein mois d’août).
La salle à manger est grande, et pleine de photos… de désert, de chameaux, de bédouins !
La cuisine est de très bonne tenue, et l’accueil, direct et sans détour, n’en est pas froid pour autant.
Enfin le petit déjeuner contient bien plus que les pains / beurre / confiture habituels, avec des yaourts, du cake, des céréales, etc. Un petit plus qui change tout.

Une autre adresse où je retournerai les yeux fermés quand viendra le temps des variantes.

38,34 € : 38,00 € la nuit en demi-pension + 0,34 € de taxe de séjour (vu sur le topo-guide).

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