Mon GR10, par fK

Étape 5 : Esterençuby (gîte Kaskoleta) / Logibar

L’étape en chiffres

38,2 km (pour 35,2 annoncés)

1 966 m de dénivelé (pour 1 890 annoncés)

Étape « difficile » (54,1 équivalent-kilomètres prévus)

Départ 07h50, arrivée 17h55

7h58 de marche effective et 2h07 de pause (temps « topo-guide » 14h35, temps prévu 9h01)

Tracé GPS 05

Le journal de l’étape

J’avais pressenti les ronflements, et je n’ai pas été déçu du voyage. Vive les boules Quiès !
En revanche, j’avais moins prévu la Moustik Attak. Mais là aussi, vive les boules Quiès ! On se fait piquer quand même, mais au moins il n’y a plus le petit bruit aigu dans l’oreille qui empêche de dormir.
Une fois équipé, je dors plutôt bien !
Je me lève quelques minutes avant le réveil dans une chambrée vide, alors que l’un de mes deux cothurnes m’avait demandé de partager le réveil, son téléphone étant en charge. Il est 7h, mais je suis presque le dernier au petit déjeuner où l’ambiance est plus calme que la veille au soir : chacun se débrouille dans son coin et profite en silence de cet instant magique d’un déjeuner en terrasse, face à la montagne et au soleil levant.

La mer de nuages

Je pars à l’opposé des autres pour profiter une dernière fois de la vue depuis la table d’orientation, et de la mer du nuages avec le soleil levant. Pendant ce temps, le trio de copain est déjà dans la montée vers le premier col, et la progression semble difficile. C’est vrai que la veille, la fille du groupe se plaignait de sa condition en voyant une grosse étape à venir.

Sur la croupe d'IthurramburuIl me faut cependant une trentaine de minutes pour les reprendre, juste à la bascule de la première montée. Quant au sexagénaire arrivé tard la veille et, disait-il, à bout de forces, je ne le reprends qu’après la descente sur une piste pastorale, au moment d’attaquer la deuxième montée. Pile au moment où il fait demi-tour, ayant raté une balise et faisant face à une croix sur un arbre. Mais le chemin est simple : c’est la montée par la ligne de plus grande pente !

Au col d’Irau, je suis accueilli par le vent. Et quel vent ! Il souffle (fort, très fort) dans toute la montée sur une colline herbeuse vers le sommet d’Occabé. La vue commence à être plus montagneuse, et la mer de nuages est toujours là dans la plaine. Et c’est un coup classique en montagne, le sommet n’arrive jamais, il y a toujours une croupe derrière celle que l’on voit, et c’est toujours encore un peu après… En revanche, derrière, on voit à des kilomètres, mais je ne vois personne, donc en particulier pas l’autre randonneur laissé en bas de la côte. Etonnant !

Je fais ma pause (comme sur la route, une toutes les deux heures !) sous le premier grand arbre après le col, avant d’attaquer la descente dans une forêt de hêtres. C’est agréable, et moins venteux.
Et en 3 heures pile de marche, me voici au chalet Pedro. L’endroit est vraiment bien, et le chalet bien plus grand que je ne l’imaginais, avec un bar et un restaurant immense ! Mais il est trop tôt pour manger, je me contente donc d’un cola (le sucre toujours !) et de faire mettre un peu de sirop dans mes bouteilles pour changer le goût de l’eau. A 5 ou 6 litres par jour, c’est vrai que c’est un peu lassant, l’eau fade.

Juste en repartant, je tombe sur le randonneur âgé… qui arrive dans l’autre sens !!!
En fait, depuis le col, il a pris la route pour ne pas avoir à monter… Il avait déjà fait la même hier en prenant l’accès voiture par la route et pas le sentier pour venir au gîte (alors que ça montait autant). Mmmhhh, soit. Mais pourquoi diantre faire de la randonnée pour faire du bitume désagréable, sachant qu’il y en a déjà pas mal sur le GR dans les premières étapes ? Je reste perplexe et le rassure sur la proximité du chalet.

Quant à moi, j’attaque la montée, douce puis forte, vers la station de ski. Derrière moi, je vois là-bas, au loin, le col de toute à l’heure… Que de chemin parcouru, je suis émerveillé à chaque fois !

A 13h (et donc en 4h20 de marche contre 7h55 dans le topo), je suis aux Chalets d’Iraty, ma cible pour le déjeuner. Mais c’est plus petit que je ne l’imaginais, et la terrasse du bar est en plein soleil. Je fais donc trois courses au mini-supermarché et je me pose sous les arbres. Je finis le deuxième sandwich d’Ainhoa (qui en aura fait, des kilomètres !) et mange les fruits juste achetés.

Je repars à 14h, car je veux être au gîte pour 18h (17h30 sera même idéal pour avoir le temps de buller un peu) et il reste quand même 6h40 de marche au rythme topoguide.
Je suis très vite au Pic des Escaliers, facile et où la vue est vraiment top. Vue qui continue tout au long de la crête qui s’en suit. En revanche, la crête est longue… Très longue… C’est beau, très beau, mais ça n’en finit pas. Cela m’évoque la crête (qui m’attend dans quelques jours) entre le Céciré et Superbagnères, où l’on voit la station sans jamais la toucher.
Je reçois un SMS d’Anne qui me demande où en est le kilométrage. Ah bah justement, kilomètre 133,7 d’après les cartes de relief de GR10.fr, je suis pile au tiers de mon parcours.

La vue depuis la crête Ugatzé

La vue depuis la crête Ugatzé

De gros nuages noirs commencent à arriver. Il est temps de descendre, si cette crête veut bien se terminer. En revanche, pas question qu’il ne pleuve avant mon arrivée, c’est interdit.
La descente arrive en fin, bien raide : après des kilomètres de plat, tout le dénivelé se fait d’un coup. Et enfin, voici le Logibar. Il est 17h55. Il me manque un cigare pour déclamer, tel Hannibal, que « J’adore quand un plan se déroule sans accroc ! ».
En revanche, je déchante vite sur le gîte : la chambre est riquiqui et moche, alors que les photos la vendaient très bien, l’accueil glacial, et c’est cher. Seule consolation : j’ai pris « chambre d’hôtes » (mais la douche et les toilettes sont quand même sur le palier !), donc je n’aurai pas de ronfleurs. Et la douche a un petit vasistas, donc je profite de la vue en me lavant.

La pluie arrive à 19h. Il me manque un deuxième cigare ! D’autant que ça tombe pour de bon, donc il n’aurait pas fait bon être dessous.

Je mange tout seul à une table de quatre où le serveur m’installe, alors qu’il restait une place libre avec trois randonneurs (qui n’étaient pas ensemble, je le comprendrai plus tard). Le gîte n’a pas tout saisi au principe, c’est certain. On nous sert une assiette de crudités avec une tranche de chèvre chaud, du lomo et des grosses frites et un fromage blanc au coulis de fruits rouges (maison, explique la serveuse, le coulis).
Mouais… Allez, au lit, ça vaudra mieux !

L’hébergement : Gîte Logibar1 étoile

Un seul conseil ; fuyez !
Cette adresse n’a qu’un seul avantage, celui d’être sur le GR, à un endroit où il n’y a rien d’autre. Mais je recommande chaudement de remonter à Larrau. Certes, d’après le topo-guide, il faut une heure pour remonter, et trois quarts d’heure le lendemain pour en redescendre, mais il y aura sans doute mieux.

Le Logibar

Il est encore temps de fuir vers un meilleur hébergement…

C’est cher (et encore plus quand le tarif augmente sur place pour les personnes seules), l’accueil a été mauvais, la chambre est petite et vieillotte, et c’est carrément pas aussi joli que sur les photos du site (qui lui, est très bien fait, et très vendeur). Le repas était correct, mais servi dehors, sous la terrasse, alors qu’il pleuvait. Et le petit déjeuner est des plus classiques.
Un gîte que j’oublierai bien vite.

50,40 € : 50 € la nuit en demi-pension annoncée à 41 sur le site (mais indiquée comme telle sur place pour une personne seule dans la chambre)+ 0,40 € de taxe de séjour (vu sur le topo-guide).

3 reflexions sur “Étape 5 : Esterençuby (gîte Kaskoleta) / Logibar

  1. Kariane

    Intéressant votre recit .Les informations laissées peuvent être très utiles. En vous lisant je me demandais si le fait d’avoir des journées si programmées et chargées au final ça vous a plu . En toute évidence, je n’ai pas terminée la lecture mais j’ai bien hâte de savoir si vous allez faire mention .

    1. fK Auteur de l'article

      Un plaisir infini pour une aventure hors du commun.
      Quant à la préparation, il est possible de faire sans, mais notamment au début, j’avais peur de ne pas trouver de logement disponible. Or je n’étais pas équipé pour dormir dehors… Donc elle m’avait paru nécessaire.

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